Pétrole : la flambée sous tension géopolitique
Les marchés pétroliers sont de nouveau en ébullition. Jeudi 29 janvier 2026, les cours du brut ont bondi de plus de 5 %, atteignant leur plus haut niveau depuis plusieurs mois, dans un climat marqué par la montée des tensions entre Washington et Téhéran. En toile de fond, la crainte d’une intervention militaire américaine en Iran, susceptible de bouleverser l’équilibre déjà fragile de l’offre mondiale.
Marchés internationaux – 29 janvier 2026
Le baril de Brent a franchi le seuil des 70 dollars pour la première fois depuis septembre, culminant à 71,89 dollars, tandis que le WTI américain s’est hissé à plus de 66 dollars. Une envolée rapide, alimentée par les signaux politiques envoyés depuis la Maison-Blanche et par un contexte géopolitique de plus en plus explosif au Moyen-Orient.
« La réaction fulgurante des prix montre que les marchés prennent très au sérieux le risque d’une action militaire directe contre l’Iran », analyse Jorge Leon, expert chez Rystad Energy, qui évoque une probabilité croissante d’intervention américaine.
Washington – Téhéran, le bras de fer
Le président américain a sommé l’Iran de conclure rapidement un accord sur le nucléaire, estimant que « le temps est compté ». Des propos lourds de sens, dans un contexte de répression interne en Iran et de démonstration de force militaire, notamment avec le déploiement de nouveaux drones annoncés par l’armée iranienne.
Un pays clé pour l’or noir mondial
L’Iran figure parmi les dix plus grands producteurs de pétrole au monde et contrôle en partie le détroit d’Ormuz, par lequel transite près de 20 % du brut mondial. Toute escalade militaire dans cette zone stratégique ferait planer un risque majeur sur l’approvisionnement énergétique planétaire.
D’autres facteurs aggravants
Au-delà du risque iranien, les marchés sont aussi secoués par des perturbations de production au Kazakhstan, sur le champ géant de Tengiz, ainsi que par les effets du froid intense aux États-Unis. À cela s’ajoute la faiblesse du dollar, qui rend le pétrole plus attractif pour les pays émergents et accentue la pression haussière.
L’Europe s’en mêle
Les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne ont également renforcé la pression en classant les Gardiens de la Révolution iranienne comme organisation terroriste, ajoutant une dimension diplomatique supplémentaire à une crise déjà inflammable.
Africa Energia
Géo-Canal-Info